Après plusieurs semaines de suspension liées au contexte budgétaire, le guichet MaPrimeRénov’ est en voie de réouverture pour l’année 2026, confirmant la continuité des aides à la rénovation énergétique.
Réouverture du guichet MaPrimeRénov’ en 2026 : ce qu’il faut savoir
Depuis le 2 février, le projet de budget 2026 est définitivement adopté, et devrait entrer en vigueur aux alentours du 10 février 2026, après son passage au Conseil constitutionnel..
Le 1er ministre Sébastien Lecornu a confirmé un budget de 3,6 milliards d’euros consacré aux aides MaPrimeRénov’ en 2026, traduisant un maintien de l’effort public en faveur de la rénovation énergétique.
En parallèle, la publication par l’Anah de son guide des aides actualisées pour 2026 vient confirmer les points suivants :
- pour les gestes de travaux, un ciblage prioritaire sur les ménages très modestes, modestes et intermédiaires ;
- La suppression de l’aide au geste d’isolation des murs (intérieure et extérieure) ainsi que les dispositifs de chauffage utilisant la biomasse
- pour les rénovations d’ampleur, une réouverture à l’ensemble des ménages, sans condition de revenus.
Le ministre du logement, Vincent Jeanbrun, a évoqué un délai d’environ 10 jours entre l’adoption du budget et la réouverture effective du guichet, attendue donc entre le 12 et le 15 février 2026.
Florence Lievyn, Responsable des affaires publiques de Sonergia, Présidente du GPCEE
Après plusieurs semaines d’attente, c’est un soulagement pour la profession que le guichet réouvre, mais également pour les particuliers qui avaient mis leurs projets de travaux en attente. Soulignons également le maintien à l’identique des montants des primes en 2026, ce qui confère une meilleure lisibilité au dispositif. De bonnes nouvelles donc, même si nous regrettons que l’isolation des murs et le chauffage biomasse ne soient désormais plus éligibles. Ils le restent toutefois au travers des CEE qu’il ne faut pas hésiter à mobiliser |
Plafonds de revenus pour les aides à la rénovation en 2026 : ce qu’il faut retenir
Chaque année, c’est un rendez-vous incontournable pour les ménages et les professionnels de la rénovation énergétique : l’actualisation des plafonds de revenus permettant de bénéficier des aides à la rénovation. En 2026, sans surprise, ces plafonds évoluent à la hausse afin de tenir compte de l’inflation et de l’augmentation du coût de la vie.
Ces plafonds de revenus conditionnent directement l’accès aux aides à la rénovation énergétique en 2026, notamment MaPrimeRénov’ et les CEE.
En tant qu’acteur du financement de la rénovation énergétique, il est essentiel de décrypter ces évolutions pour informer clairement vos clients et prospects, et leur permettre d’anticiper leurs projets de travaux.
Des plafonds de revenus mis à jour chaque année
Les plafonds de revenus applicables aux aides à la rénovation énergétique sont réévalués annuellement, principalement pour suivre l’inflation. L’objectif reste le même : garantir un accès équitable aux dispositifs d’aide, tout en tenant compte des réalités économiques des ménages.
Pour 2026, on observe :
- une légère hausse des plafonds pour l’ensemble des catégories de ménages ;
- le maintien de la distinction entre l’Île-de-France et les autres régions, avec des plafonds plus favorables pour les foyers franciliens ;
- une logique de calcul identique aux années précédentes, basée sur la composition du foyer.
Un point clé : des plafonds identiques pour MaPrimeRénov’ et les CEE
Bonne nouvelle confirmée depuis plusieurs années : les plafonds de revenus sont strictement identiques pour MaPrimeRénov’ (MPR) et pour les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).
Cette harmonisation est une véritable simplification pour les ménages comme pour les professionnels, qui peuvent s’appuyer sur une seule et même grille de lecture pour vérifier l’éligibilité aux aides.
Bien que les plafonds de ressources soient strictement alignés entre MaPrimeRénov’ et les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), les tableaux de référence restent distincts car les terminologies et les catégories spécifiques ne sont pas les mêmes.
Quels revenus sont pris en compte ?
Pour déterminer l’éligibilité aux aides à la rénovation, plusieurs règles doivent être rappelées :
- les revenus retenus sont les revenus fiscaux de référence (RFR) ;
- il s’agit des revenus de l’année N-1 ;
- l’éligibilité est appréciée à la date d’engagement des travaux (et non à la date de réception ou de fin de chantier).
👉 Concrètement, un ménage qui signe un devis en 2026 verra ses droits calculés sur la base de son avis d’imposition 2025 portant sur les revenus 2024.
Les justificatifs à fournir
Pour justifier de leur niveau de ressources, les ménages doivent fournir :
- leur avis d’imposition (ou de non-imposition) correspondant à l’année de référence ;
- Le nom du demandeur doit être identique sur le devis des travaux et sur l’avis d’imposition
Ce point est essentiel : toute incohérence entre le nom figurant sur l’avis d’imposition et celui présent sur le devis peut entraîner un blocage du dossier.
Des plafonds qui varient selon la composition du foyer
Comme les années précédentes, les plafonds de revenus dépendent :
- du nombre de personnes composant le foyer fiscal ;
- de la zone géographique (Île-de-France ou autres régions).
Cette approche progressive permet d’adapter les aides aux situations familiales et d’éviter les effets de seuil trop brutaux.
Plafonds de ressources 2026 en Ile-de-France :
Plafonds de ressources 2026 dans les autres régions :

MaPrimeRénov’ et CEE : des logiques différentes selon les revenus
Il est important de rappeler que les plafonds de revenus n’ont pas le même impact selon le dispositif mobilisé.
>MaPrimeRénov’ : une aide conditionnée aux ressources
Pour MaPrimeRénov’, les plafonds de revenus peuvent être déterminants, voire rédhibitoires, notamment pour les ménages aux revenus dits « supérieurs ». Selon la nature des travaux et la catégorie de revenus, certaines aides peuvent être réduites, voire inexistantes.
>Les CEE : une prime pour tous les ménages
À l’inverse, le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie repose sur une logique différente :
- tous les ménages sont éligibles à une prime CEE ;
- le montant varie en fonction du niveau de ressources ;
- il n’existe aucune exclusion liée aux revenus.
Les CEE constituent donc un levier essentiel pour accompagner l’ensemble des projets de rénovation, y compris pour les foyers aux revenus les plus élevés.
Source : Guide des aides financières – Anah (janvier 2026) : guide-des-aides-financieres-0126

