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Comment réduire la consommation d’une pompe à chaleur ?

L'installation d'une pompe à chaleur vous tente pour réduire vos factures de chauffage mais vous souhaitez être sûr de maintenir votre consommation d'électricité au plus bas ? Voici quelques conseils pour bien choisir votre PAC puis optimiser au mieux son efficacité énergétique... 
Temps de lecture : 8 min
Rédigé par : S.

Les indicateurs de consommation électrique d’une PAC

Vous le savez, les calories de l’air ou du sol sont la source d’énergie principale d’une pompe à chaleur. Pourtant, elle a besoin d’un minimum d’électricité pour fonctionner… Cette électricité sert à activer le compresseur qui va permettre d’élever la température du fluide frigorigène, le fameux vecteur de chaleur de votre pompe ! Pour avoir une idée de la consommation électrique de votre pompe à chaleur, quelques indicateurs vont vous intéresser…

La puissance nominale

Pour le dire de façon simple, c’est la puissance de votre pompe à chaleur. La puissance calorifique et la puissance absorbée vont vous permettre de connaître la consommation électrique des différents équipements que vous comparez. La puissance calorifique indique la puissance restituée par votre appareil pour chauffer votre logement. Elle vous renseigne sur la performance de votre pompe à chaleur. La puissance restituée, quant à elle, donne la quantité d’énergie utile pour faire fonctionner votre PAC. Le rapport entre la puissance restituée et la puissance absorbée vous fournit le coefficient de performance de votre pompe à chaleur.

Les coefficients de performance

COP ou SCOP ?

En règle générale, la performance d’une PAC est renseignée par le coefficient de performance (COP) ou coefficient de performance saisonnier (SCOP). Si vous prévoyez d’acquérir une PAC air-air ou air-eau, fiez-vous plutôt au second qui prend en compte les variations de rendement dues aux aléas météorologiques. Retenez que plus son COP ou SCOP est élevé, meilleure est sa performance.

Le COP et le SCOP mettent en perspective la production de chaleur avec la consommation d’électricité. En général, une PAC a un COP égal ou supérieur à 4, ce qui signifie qu’elle produit 4 kWh de chaleur en consommant 1 kWh d’électricité… Un bon rendement qui explique le caractère économique et écologique des pompes à chaleur.

Et le SEER ?

Autre indicateur de performance, le coefficient d’efficacité frigorifique (EER) ou coefficient saisonnier d’efficacité frigorifique (SEER) qui donne le rapport entre la proportion de chaleur absorbée et l’électricité consommée. Si vous souhaitez acquérir une PAC réversible, vous avez tout intérêt à consulter cet indicateur… Comme pour le COP ou le SCOP, plus son EER ou SEER est élevé, meilleure est sa performance.

La consommation d’électricité par type de PAC

Difficile de donner un chiffre global pour la consommation d’une pompe à chaleur quelle qu’elle soit. Ce que vous devez savoir, c’est que la consommation d’électricité de votre équipement va varier en fonction du type de pompe à chaleur que vous allez choisir. La raison est à chercher dans la source de chaleur utilisée : l’air, le sol ou l’eau.

Pompe à chaleur

Les PAC air-air et air-eau

Pompe à chaleur géothermique

Les PAC géothermiques

Les pompes à chaleur aérothermiques captent la chaleur dans l’air extérieur. Or, l’air est soumis à des variations importantes de température qui ont un impact sur le rendement de votre pompe à chaleur. Les modèles air-air et air-eau consomment ainsi davantage d’électricité pour produire de la chaleur lorsque la température extérieure se met à chuter. En cas de températures négatives ne lui permettant pas de fonctionner, c’est d’ailleurs l’appoint électrique qui prend le relais… Avec des répercussions sur votre facture d’électricité !
Les pompes à chaleur géothermiques utilisent, quant à elles, les calories présentes dans le sol ou l’eau souterraine. Au contraire des appareils aérothermiques, leur rendement est plutôt régulier car la température du sol et de la nappe phréatique est plus constante et plus élevée tout au long de l’année que celle de l’air. Résultat, leur consommation d’électricité est toujours moindre que celle de leurs homologues utilisant l’air comme source de chaleur…

Leur consommation annuelle moyenne

À titre indicatif, voici quelques données de consommation annuelle pour les différents appareils…

*Source : ADEME.

Les facteurs de consommation : à étudier avant installation

Les économies d’énergie sont l’un des principaux motifs d’installation d’une pompe à chaleur. Pour que ces économies soient bien réelles, prenez connaissance des facteurs d’augmentation de la consommation d’une PAC. De cette façon, vous pourrez offrir les meilleures conditions de rendement à votre nouvel équipement.

Le climat extérieur

Plus il fait froid ou chaud, plus la pompe à chaleur consomme de l’électricité pour fonctionner. Vous devez donc en tenir compte pour configurer votre nouveau système de chauffage. Si vous habitez une région au climat très rigoureux, il peut être intéressant d’envisager l’installation d’une pompe à chaleur en association à un chauffage d’appoint performant, de privilégier une PAC hybride selon votre système de chauffage de base ou d’associer à votre PAC des panneaux solaires photovoltaïques pour produire vous-même votre électricité.

L’isolation de la maison

Même le chauffage le moins énergivore se mettra à consommer plus d’énergie en présence d’une isolation de mauvaise qualité. C’est pourquoi il est toujours recommandé de penser les travaux de rénovation énergétique dans leur globalité : l’isolation d’abord, le chauffage ensuite. Une fois vos travaux d’isolation réalisés, vous identifierez mieux la puissance nécessaire à votre appareil. Une puissance qui sera revue à la baisse et qui aura une influence positive sur le prix de votre pompe à chaleur !

Les besoins du foyer

La demande de chaleur est un des facteurs décisifs de consommation électrique. Elle dépend de la surface de votre logement, de votre hauteur sous plafond, du nombre de personnes dans votre foyer et du nombre d’émetteurs de chaleur que vous possédez. La prise en compte de tous ces facteurs vous aidera à déterminer le bon dimensionnement pour votre PAC, au bénéfice de votre consommation. En évitant le sous-dimensionnement et le sur-dimensionnement, vous éviterez une consommation électrique inutile et une usure prématurée de votre appareil.

La puissance électrique

Sans surprise, la puissance électrique de votre PAC doit être proportionnelle à vos besoins. Elle est comprise entre 5 et 20 kW pour les logements individuels. N’hésitez pas à demander les conseils d’un professionnel RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour savoir quelle puissance électrique est la plus adaptée à votre logement et à vos habitudes de consommation.

L’option réversible

Une PAC peut produire de la fraîcheur si vous disposez de l’option réversible. Elle vous permettra de rafraîchir votre intérieur de quelques degrés (modèles air-eau ou géothermique) sans vous faire consommer beaucoup d’électricité puisqu’elle agit en inversant son cycle thermodynamique : la chaleur intérieure est évacuée à l’extérieur. Surveillez tout de même votre consommation, et d’autant plus si vous n’avez pas l’habitude de rafraîchir votre intérieur en été.

Les moyens de réduire la consommation : après installation

Une fois votre pompe à chaleur installée, vous pouvez réduire votre consommation d’électricité en mettant en place quelques bonnes pratiques…

Un entretien régulier

Un équipement en bon état, c’est un équipement au maximum de ses capacités et qui ne surconsomme pas. En plus d’assurer le bon fonctionnement de votre pompe à chaleur, un entretien régulier allonge sa durée de vie. Vos obligations en la matière sont de deux ordres :

  • nettoyer votre unité extérieur de temps en temps pour que rien ne l’obstrue ;
  • prévoir un contrôle annuel avec votre installateur pour qu’il s’assure de la bonne marche de votre appareil et de l’absence de fuite de fluide frigorigène.

Une bonne gestion de la consommation

Pour moins consommer d’électricité, il n’y a pas de secret. Il vous faut effectuer au préalable les bons réglages en tenant compte de vos besoins et de la température extérieure (modèles air-air et air-eau). Le suivi quotidien de votre consommation électrique vous permettra ensuite d’adapter vos réglages selon l’évolution des conditions climatiques. Résultat, vous ne consommerez que l’énergie dont vous aurez vraiment besoin.

Une température de chauffe stable

Vous le savez, votre consommation d’électricité dépend de la température intérieure que vous aurez programmée. Préférez une température stable et raisonnable, été comme hiver.
Pour que votre PAC consomme moins d’électricité, mieux vaut qu’elle fonctionne en continu au lieu de s’éteindre puis se rallumer à plusieurs reprises. L’hiver, programmez vos pièces de vie à 19° C, vos chambres à 17° C et votre salle de bain à 22° C. L’été, ne descendez pas en dessous de 5° C de moins que la température extérieure.

Quel est le coût global d’une PAC ?

Toutes les optimisations que vous pourrez faire sur la consommation électrique de votre pompe à chaleur viendront encore réduire le montant de vos factures. Surtout, elles contribueront à accélérer votre retour sur investissement…

Un investissement vite rentabilisé

La pompe à chaleur représente un investissement important puisqu’il faut compter entre 10 000 € (en aérothermie) et 20 000 € (en géothermie) pour son achat et son installation. Toutefois, grâce à sa principale source d’énergie, gratuite et renouvelable, elle est vite rentabilisée !

Un équipement bien subventionné

Prime Énergie Sonergia, MaPrimeRénov’, éco-prêt à taux et TVA à 5,5 %… Tous ces dispositifs dédiés aux opérations de rénovation énergétique sont de précieuses aides pour financer votre projet… N’oubliez pas de faire appel à un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour en bénéficier.

Bon à savoir

  • Toutes les pompes à chaleur sont soutenues par la Prime Énergie Sonergia.
  • La pompe à chaleur air-air ne vous donne pas droit aux autres aides en vigueur.

Prime Énergie Sonergia

Accessible à tous, sans plafond de revenus, la prime énergie CEE (Certificats d’Économie d’Énergie) est une aide financière majeure pour réduire le coût de vos travaux de rénovation. Le montant de la prime dépend de plusieurs facteurs : votre habitation, votre situation personnelle et la nature de vos travaux. Une condition supplémentaire est posée : que vos travaux soient réalisés par un artisan RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

MaPrimeRénov’

Délivrée par l’Anah (Agence nationale de l’habitat), cette aide financière propose deux types de prise en charge selon la nature des travaux. Le premier concerne les travaux spécifiques et peut s’additionner à la Prime Énergie Sonergia. Le second couvre les travaux de rénovation d’ampleur et intègre automatiquement la prime CEE. Dans un souci de résultat, ce parcours bénéficie d’un accompagnement technique, administratif et financier.

Éco-PTZ

L’éco-prêt à taux zéro est un dispositif de financement proposé par l’État. Ouvert à tous, sans plafond de revenus, il est cumulable avec la Prime Énergie Sonergia et MaPrimeRénov’. Grâce à lui, vous pouvez financer vos travaux sans payer d’intérêts.

TVA à 5,5 %

Avec son taux préférentiel, la TVA à 5,5 % réduit encore le coût de vos travaux. Elle vous permet d’acheter vos matériaux et vos équipements à prix réduit et de faire baisser le coût de la main d’œuvre que vous employez. À ne pas laisser passer !

Quid des aides locales ?

Pour réduire davantage le budget de vos travaux, vous pouvez aussi trouver un appui financier auprès des collectivités locales. Pour connaître les aides proposées par votre commune ou votre région, consultez l’outil de l’agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL) : toutes y sont recensées !

La consommation électrique d’une pompe à chaleur en bref
  • La PAC est un système de chauffage écologique qui ne consomme que peu d’électricité.
  • Plus son COP, SCOP ou EER, SEER est élevé, moins elle consomme d’électricité.
  • Le choix de la source de chaleur de votre PAC a une incidence sur sa consommation.
  • Le dimensionnement de votre PAC est crucial pour limiter votre consommation électrique.
  • Après installation, misez sur l’entretien de votre appareil, la gestion de votre consommation et le maintien d’une température stable pour réduire vos dépenses énergétiques.

Nos équipes répondent à vos questions

Est-ce que la pompe à chaleur est vraiment économique ?

Oui ! En prenant en compte la pompe à chaleur air-air qui consomme plus d’électricité que les autres PAC, la facture de chauffage est divisée par deux en comparaison aux radiateurs électriques.

Comment calculer la consommation d’une pompe à chaleur ?

Divisez la puissance calorifique de la pompe à chaleur par le résultat de la multiplication entre le coefficient de performance (COP) et le nombre d’heures de chauffage par an. Vous obtenez alors votre consommation électrique en kWh.

Quelle est la consommation électrique pour une maison de 200 m² ?

La consommation électrique varie en fonction de votre type de pompe à chaleur :

  • 10 200 kWh d’électricité par an pour une PAC air-air ;
  • 7 700 kWh d’électricité par an pour une PAC air-eau ;
  • 7 700 kWh d’électricité par an pour PAC géothermique.

Quelle est la consommation journalière d’une PAC ?

La consommation journalière moyenne d’une pompe à chaleur, en tenant compte d’un fonctionnement de 12 heures par jour pendant l’hiver (soit pendant 180 jours), tourne autour de 30-40 kW par jour.
Rédigé par : Stéphanie

Sensible aux enjeux de la transition écologique, Stéphanie se consacre à partager ses découvertes sur les travaux de rénovation énergétique. À travers ses articles, elle souhaite vous aider à faire des choix plus responsables pour votre logement et la planète.

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