Accueil » Nos actualités » Certificats d’économies d’énergie : l’aide à la rénovation énergétique la plus accessible et redistributive

Le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) constitue aujourd’hui l’un des principaux mécanismes d’aides à l’efficacité énergétique en France. Chaque année, il permet de financer des milliers d’opérations de rénovation énergétique, qu’il s’agisse d’isolation, de remplacement de systèmes de chauffage ou encore d’équipements performants.
Pourtant, les CEE sont souvent abordés uniquement sous l’angle de leur financement. Parce que le dispositif repose sur une obligation imposée aux fournisseurs d’énergie, dont le coût est en partie répercuté sur la facture énergétique, certains y voient avant tout une charge supplémentaire pour les consommateurs.
Cette lecture occulte pourtant une réalité essentielle : les certificats d’économies d’énergie constituent aujourd’hui l’un des dispositifs les plus accessibles et les plus redistributifs pour financer l’efficacité énergétique.
Par l’ampleur de leur périmètre, par la diversité des travaux soutenus et par les économies générées pour les ménages, les CEE jouent un rôle central dans la transition énergétique et dans la réduction des dépenses énergétiques des Français.

Les certificats d’économies d’énergie (CEE) sont ouverts à tous les ménages, sans condition de revenus. Contrairement à MaPrimeRénov’, le montant de la prime CEE dépend uniquement du volume d’économies d’énergie généré par les travaux.

CEE et aides à la rénovation énergétique : un bénéfice économique réel pour les ménages

Les certificats d’économies d’énergie ne constituent pas seulement un mécanisme de financement de la rénovation énergétique. Ils permettent également de générer des gains économiques réels pour les ménages qui engagent plus largement des actions d’efficacité énergétique. Si le dispositif est longtemps resté centré sur le bâtiment, les aides à la mobilité décarbonée sont désormais pleinement intégrées.
Selon l’étude menée par le GPCEE sur les co-bénéfices socio-économiques du dispositif¹, les économies d’énergie générées par les travaux financés par les CEE dépassent les coûts supportés via la facture d’énergie.

Selon l’étude GPCEE sur les co-bénéfices socio-économiques du dispositif, les ménages qui réalisent des travaux grâce aux CEE économisent en moyenne 100 € par an sur leur facture d’énergie, au-delà du coût répercuté sur leur facture.

Le dispositif CEE : un champ d’application plus large que MaPrimeRénov’

Le caractère redistributif des certificats d’économies d’énergie tient d’abord à l’ampleur de leur périmètre d’intervention.

Les CEE : des aides ouvertes à tous les ménages

Les certificats d’économies d’énergie peuvent être mobilisés par l’ensemble des ménages, indépendamment de leur niveau de revenus. Le montant de la prime dépend principalement du volume d’économies d’énergie généré par les travaux, et non de la situation fiscale du bénéficiaire.
Cette logique contraste avec d’autres dispositifs publics d’aide à la rénovation énergétique.
MaPrimeRénov’, par exemple, prévoit des niveaux d’aide différenciés selon les revenus et certains ménages en sont exclus dans le cadre de la rénovation par gestes. Les ménages aux revenus les plus élevés ne peuvent ainsi pas bénéficier de cette aide pour une grande partie des travaux.
Les CEE permettent donc de financer des projets de rénovation énergétique auprès d’un public élargi.

Les CEE : un périmètre d’intervention beaucoup plus large que les autres aides

Le champ d’application des certificats d’économies d’énergie est également plus étendu que celui de nombreuses aides publiques.

Les CEE s’appliquent aux bâtiments de plus de 2 ans (contre 15 ans pour MaPrimeRénov’), ce qui couvre l’essentiel du parc immobilier français existant.

Les certificats d’économies d’énergie peuvent également soutenir des actions dans le neuf lorsqu’elles permettent d’atteindre des niveaux de performance supérieurs aux exigences réglementaires.
Cette capacité à financer à la fois des travaux de rénovation énergétique et des actions de surperformance explique pourquoi les CEE constituent aujourd’hui le dispositif d’efficacité énergétique le plus transversal.

Précarité énergétique et CEE : 30 % de l’obligation dédiés aux ménages modestes

Les CEE financent directement des actions contre la précarité énergétique

Les certificats d’économies d’énergie intègrent également un volet spécifiquement dédié à la lutte contre la précarité énergétique. Aujourd’hui, 30 % de l’obligation CEE est consacrée à des opérations en faveur des ménages en situation de précarité énergétique.
Cette part permet de financer des travaux de rénovation énergétique dans les logements occupés par des ménages modestes, mais aussi des dispositifs favorisant l’accès à des équipements ou à des mobilités moins carbonées.
C’est notamment le cas du programme CEE de leasing social pour l’accès au véhicule électrique, qui vise à faciliter l’accès à cette technologie pour les ménages qui en étaient jusqu’ici exclus.
En combinant un dispositif ouvert à tous et un financement spécifique pour les ménages les plus fragiles, les certificats d’économies d’énergie contribuent ainsi à une transition énergétique plus juste et plus inclusive.

CEE : comment financer ses travaux de rénovation énergétique sans avance de frais

L’un des principaux freins à la rénovation énergétique reste la capacité des ménages à financer les travaux.
Les certificats d’économies d’énergie permettent de répondre à cet enjeu en venant réduire directement le coût des travaux d’efficacité énergétique, notamment lorsque les primes sont intégrées dans le financement proposé par les professionnels, en déduction des devis. Cette logique facilite le passage à l’acte pour de nombreux ménages.  À l’inverse, certains dispositifs antérieurs reposaient sur des aides versées a posteriori.

C’était notamment le cas du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), qui fonctionnait via la déclaration fiscale l’année suivant la réalisation des travaux. Les ménages devaient alors avancer l’intégralité des dépenses avant de percevoir l’aide, ce qui limitait l’accès au dispositif aux foyers disposant d’une capacité financière suffisante.
En contribuant à réduire immédiatement le coût des travaux, les certificats d’économies d’énergie participent ainsi à rendre la rénovation énergétique accessible à un plus grand nombre de ménages.

Florence Lievyn, responsable des affaires publiques de Sonergia
Les certificats d’économies d’énergie font régulièrement l’objet de critiques mais leurs atouts sont trop souvent passés sous silence. Les CEE constituent pourtant l’un des dispositifs les plus larges pour financer l’efficacité énergétique : ouverts à tous les ménages, ils intègrent également une part importante dédiée à la lutte contre la précarité énergétique. Dans une transition qui doit rester socialement acceptable, il est essentiel de rappeler leur rôle structurant. » Florence Lievyn, responsable des affaires publiques de Sonergia

Qu’est-ce que le dispositif des CEE et comment fonctionne-t-il ? 

Les certificats d’économies d’énergie (CEE) sont une obligation imposée aux fournisseurs d’énergie (électricitégazfioul, carburants…) de financer des actions d’efficacité énergétique. En pratique, ils se traduisent par des primes versées aux ménages et professionnels qui réalisent des opérations éligiblesen déduction du montant final de la facture. 

Les CEE sont-ils accessibles à tous les ménages, quelle que soit leur situation ? 

Oui. Contrairement à MaPrimeRénov’, les CEE ne sont soumis à aucune condition de revenus. Le montant de la prime dépend du volume d’économies d’énergie généré par les travaux, ce qui ouvre le dispositif à l’ensemble des ménages, locataires comme propriétaires. Le montant peut toutefois varier en fonction de la catégorie de revenus mais tout le monde y a le droit. 

Quelle différence entre les CEE et MaPrimeRénov’ ? 

MaPrimeRénov’ est une aide publique soumise à des conditions de revenusréservée aux logements de plus de 15 ans. Les CEE sont financés par les fournisseurs d’énergieaccessibles sans condition de revenus, et couvrent les bâtiments de plus de 2 ans. Les deux dispositifs sont cumulables. 

Les CEE aident-ils les ménages en situation de précarité énergétique ? 

Oui, de manière spécifique : 30 % de l’obligation CEE est aujourd’hui dédiée à des opérations en faveur des ménages très modestes. Cela inclut des travaux de rénovation énergétique dans les logements dits passoires thermiquesmais aussi des dispositifs comme le leasing social pour l’accès au véhicule électrique. 

Les CEE permettent-ils de financer des travaux sans avancer les frais ? 

Dans la plupart des casoui. Les professionnels intègrent directement la prime CEE dans leur devis, ce qui réduit immédiatement le reste à charge pour le ménage ou le bailleurC’est un avantage majeur par rapport au CITE (crédit d’impôt), qui fonctionnait par remboursement a posteriori. 

Les CEE concernent-ils aussi les professionnels et les entreprises ? 

Oui. Le dispositif couvre également le secteur tertiaire et industriel. Les bailleurs, syndics de copropriété et entreprises peuvent mobiliser les CEE pour financer des travaux d’efficacité énergétique dans leurs bâtiments ou leur flotte de véhicules. 

¹ Etude (co)bénéfices | GPCEE — www.gpcee.fr

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Les informations fournies dans cet article sont données à titre indicatif et n’ont pas de valeur réglementaire ou contractuelle.

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